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Archive for août 2013

Critique de Dishonored – by Fred

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Dishonored : Un jeu qui ne manque pas de chien !

 

Voilà un jeu qui ne manque pas de classe ! Atypique, haut en couleurs, gameplay impeccable, maniabilité assez confortable… Bref, disons le, Dishonored est le petit bébé de Bethesda et une merveille pour notre chère ps3 qui commence doucement mais sûrement à devenir obsolète. Comme quoi, même en fin de vie, la console de Sony en a encore sous le capot et nous le prouve avec ce joyaux.

Pour ceux qui n’y auraient pas encore joué (Dishonored est sorti le 9 octobre 2012), je vous conseille de vous jeter dessus, surtout si vous êtes déjà des fans de la série des Elder Scrolls, car oui, vous y retrouverez beaucoup de références en termes de gameplay. Un petit goût de déjà vu ? Oui mais aucune déception à avoir.  Développé par Arkane Studios et édité par Bethesda Softworks, Dishonored s’est vite placé comme LE jeu de l’année 2012.

Que pouvons-nous donc dire du scénario (sans spoiler) ? Vous vous situez dans une sorte d’uchronie prenant place dans une Londres proche de l’ère victorienne en proie à la peste. Vous vous nommez Korvo ; votre fonction ? Garde du corps. Celui de l’impératrice qui plus est. Et évidemment, celle qui dirige le royaume va se faire assassiner sous vos yeux et sous ceux de sa fille (qui va d’ailleurs se faire kidnapper). Tout s’enchaîne alors : vous vous faites accusé de meurtres (qui a dit complot ?), vous finissez en prison et on décide un beau jour de vous faire libérer non pas par gratitude mais pour vous venger de ceux qui ont tué l’impératrice et qui vous on fait passer pour la raclure du royaume… Autant vous dire que le travail ne va pas manquer.

Le scénario reste captivant avec de multiples rebondissements à la clé (attention au chapitre final qui vous donnera peut-être l’envie d’acheter la suite sur PS4 !).

Fameux mélange entre un Hitman (dans la liberté dont vous disposez pour exécuter vos contrats), un Assassin’s creed (Vous pouvez monter sur les toits à votre guise) et Skyrim (le côté RPG de ce jeu rappelle quelque peu, par certains côtés, le dernier Elder scrolls), Dishonored a été fait pour vous apporter une expérience de jeu hors-norme. L’ambiance est complètement étrangère à ce que l’on a pu connaître dans d’autres jeux et on a plaisir et facilité à se plonger dans cet univers. Les décors, les personnages, l’histoire des lieux, rien n’est laissé au hasard et tout est expliqué. Autant vous dire que si vous êtes un gros gamer qui va droit au but sans chercher à profiter des « à côté », vous allez louper énormément de choses.

L’univers est toutefois aussi vaste que le jeu est court ; un point négatif qui n’enlève pas toutefois le plaisir de découvrir l’immense univers créé par Bethesda… Notez que si vous souhaitez avoir plus de renseignements sur l’histoire et ainsi faire perdurer le plaisir, il vous faudra débourser encore quelques euros afin de comprendre le fin mot de l’histoire : 3 DLC pour environ 18 euros, en plus du prix du jeu… A voir, mais sachez que l’on peut survivre sans acheter ces éléments optionnels !

Pour le gameplay il reste assez simple. Le système instauré dans Elder scrolls reste le même. Comprenez par-là que vous pourrez vous servir de vos deux mains et ainsi soit combattre à l’épée avec la main droite, soit lancer des pouvoirs de la main gauche, soit faire les deux en même temps… Comme il a été dit, vous aurez une liberté totale pour accomplir vos missions : Soit vous vous comportez comme un véritable maître assassin en tuant à comptes gouttes, soit vous vous contentez de remplir votre mission en allant dézinguer votre cible le plus vite possible, soit dans le pire des cas vous adoptez la technique du : « dans le doute on bute tout le monde…pas de témoins… ». Toutes les techniques marchent mais selon les niveaux attendez-vous à ce que l’IA vous offre du fil à retordre car comme à son habitude, Bethesda n’a pas fait dans la dentelle ! L’IA reste correcte sans être à la limite de l’exagération.  Entre les soldats, les chiens, les tripodes, etc… vous allez être servi !

Le level-design reste d’ailleurs très agréable à l’œil, bien détaillé. De plus, dès le début de votre mission vous avez la possibilité de partir où vous voulez, d’aller mettre une peignée au premier badaud venu si vos côtés sadiques prennent le dessus, et bien sûr, tel un chat, vous pouvez courir sur les gouttières en passant par n’importe quel endroit. Il faut le dire, les niveaux sont fort intéressants par leur structure (tous les chemins mènent à Rome !) et par cette totale liberté qui vous est donnée. La maniabilité, elle, reste excellente. Les phases de jeu s’enchaînent sans problèmes. Autant vous dire que le plaisir de jeu est là.

 

Alerte au psychopathe !!!

 

Avoir un pouvoir, c’est bien. En avoir plusieurs c’est encore mieux. Vous aurez la possibilité durant toute votre progression de pouvoir récolter des « runes » et des « charmes d’os » (artefacts) qui vous donneront la possibilité d’acheter en magasin des pouvoirs (tornades, télékinésie, nuée de rats, possession, téléportation, etc…). Ces capacités vous aideront à progresser sans trop de difficultés dans le jeu si vous avez l’idée bien sûr de vous en servir ; car souvent le plaisir de tataner du garde juste avec une épée suffit à rendre captivantes les scènes de combat qui sont à la fois intenses et bien amenées. Sur ce point, le jeu apporte une bonne dose d’action. Notez toutefois que ce jeu n’est tout de même pas à mettre entre toutes les mains : sanglant et assez crade sur certains passages, le jeu d’Arkane Studios vise, comme beaucoup, un public averti.

 

Un casting à la hauteur !

Les personnages, quant à eux, sont hauts en couleur, charismatiques et élégants. On se croirait presque dans un blockbuster hollywoodien (ça sent l’adaptation au cinéma dans quelques années…). Vous aurez ainsi moult possibilités entre chaque contrats terminés d’aller leur taper la causette à votre QG, et ainsi en apprendre un peu plus sur chacun, acheter des munitions auprès de certains, voir mêmes recevoir des missions annexes. Ce principe de communication entre les personnages est correctement imbriqué dans l’histoire et saura vous immerger un peu plus dans cet univers. D’ailleurs, notez que les personnages sont doublés par des voix plutôt connues dans le milieu du cinéma… Je vous laisse le plaisir de découvrir cela par vous-mêmes.

 

Scénario parfait, gameplay accessible, Dishonored a sans aucun doute un style propre à lui. C’est surtout par son ambiance hors du commun que ce jeu nous captive. Cette uchronie alliant le vieux XIXe siècle de l’Angleterre avec de la technologie rappelant un peu BIOSHOCK INFINITE nous montre bien que le talent chez Bethesda est chose acquise depuis bien longtemps, et qu’ils savent comme jamais régler les rouages d’un script d’une main de maître. Ne souffrant d’aucun ralentissements et offrant une expérience de jeu tout bonnement incroyable DISHONORED nous prouve ici que la ps3 n’a pas encore finie de nous étonner.

 

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Nouvelle catégorie !

L’attrapeur de rêves réouvre ses portes et vous offre une nouvelle catégorie destinée à mettre en avant les critiques et coups de coeur de Fred.

Bonne lecture 😉

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