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Archive for septembre 2012

« Murder Party », l’expression qui tue !

6 septembre 2012 Laisser un commentaire

On dit souvent que le droit mène à tout et qu’il touche à peu près tout. Preuve en est, même les jeux de rôle sont aujourd’hui soumis à la dure loi du Code civil et de ses comparses (Code de commerce, Code pénal et j’en passe).

Pour la petite histoire (et pour celles et ceux qui auraient loupé cet intense épisode juridique, passé volontairement sous silence par les intéressés), la « Murder Party » a eu chaud aux fesses. Il y a environ 5 ans, la société 10Torsions (aussi connue sous le nom de Murder2000) a déposé légalement le terme « Murder Party » devant l’INPI (Institut Nationale de la Propriété Industrielle) et a par la suite attaqué l’association Carte Blanche, spécialisée dans l’évènementiel rôlistique de type « Murder Party », en lui reprochant de faire un usage commercial de cette « appellation ». Selon, 10Torsions, en déposant cette marque auprès des autorités nationales compétentes, l’usage des termes « Murder Party » lui était strictement et exclusivement réservé. En outre, Carte Blanche était, selon la société demanderesse, beaucoup trop proches de la FédéGN, elle-même taxée d’association lobbyiste aux visées occultes et dépourvue de représentativité sur le monde du jeu de rôle grandeur nature (Quel intérêt en l’espèce ? On se le demande).

Carte Blanche a soulevé de son côté la nullité de l’enregistrement de la marque par la société 10Torsions.

Bref, autant dire que les joueurs GN ont commencé à fulminer et à se demander si, à termes, ils seraient encore à même de satisfaire leur passion, dont l’appellation venait d’être privatisée.

Pour comprendre un peu l’enjeu juridique, il convient de rappeler quelques fondamentaux en matière de propriété intellectuelle (passage obligé si vous voulez comprendre, hein !).

Pour être valable, une marque doit respecter certaines conditions : le signe ne doit pas être déceptif (il ne doit pas tromper le consommateur sur la provenance, la nature ou la qualité du produit), il ne doit pas être contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs et, enfin, il ne doit pas être interdit par la loi (les symboles officiels, les emblèmes des nations, par exemple, ne peuvent pas être enregistrés en tant que marque).

La marque doit également être distinctif (art. L.711-2 du Code de la propriété intellectuelle), c’est-à-dire originale, et doit être disponible (naturellement).

C’est là que le bât blesse. La question qui se posait dans cette affaire était de savoir si les termes « Murder Party » étaient disponibles (l’expression appartient-elle à des tiers ?) et, surtout, s’ils étaient originaux (ce qui pouvait poser problème en l’espèce). 10Torsions pouvait-elle s’approprier cette appellation ?

Le 4 juin 2012, le Tribunal de Grande Instance de Chambéry a tranché. Selon l’article L.711-2 alinéa 2, a) du Code de la propriété intellectuelle, sont dépourvus de caractère distinctif, les signes qui, dans le langage courant ou professionnel, sont exclusivement la désignation nécessaire, générique ou usuelle du produit ou service. Fort de cet article, le juge, se plaçant au moment de la formalité du dépôt (en juillet 2007), rappelle que « Murder Party » est une expression d’origine anglaise employée dans la littérature journalistique depuis plusieurs dizaines d’années, ce qui lui confère un caractère usuel. Son usage répandu fait qu’elle n’a pas le caractère distinctif suffisant pour que la société 10Torsions puisse se prévaloir de son dépôt de marque et en interdire l’usage.

Le TGI de Chambéry conclut ainsi à la nullité de la marque « Murder Party » et déboute la société 10Torsions de l’ensemble de ses demandes (je passe sur les suites procédurales en termes de dommages et intérêts et de publication du jugement).

Une application stricte de la loi et une bataille de remportée par les rôlistes GN ! De bonnes nouvelles en somme.

Catégories :Jeux de rôle

[Brèves] Des baffes et des banelings

5 septembre 2012 Laisser un commentaire

Petite brève pour vous parler de 3 grands noms français (oui môssieur ! français !) du commentaire en ligne de parties de jeux vidéos : Ken Bogard, pour le versus fighting, et le duo Pomf et Thud, pour Starcraft II.

Ken Bogard a explosé (pas au sens propre, hein !) avec la sortie de Street fighter IV et les premiers tournois qu’il a commentés. Il connaît le versus fighting sur le but des doigts (spécialement sur SF, mais pas uniquement), ça se sent et ça fait plaisir ! Il partage ainsi avec les passionnés ses analyses des combats, toujours avec une grande précision (mention spéciale à la rapidité des commentaires qui décrivent souvent, avec les noms japonais d’origine, les nombreux coups que les joueurs peuvent s’envoyer à travers la tête en un quart de seconde). On notera les répliques cultes du style « on saute pas sur le gros !! » ou bien encore les vidéos thématiques qu’il a commentées et regroupées sous le nom de « Meurs pas sans ton pif ! ». A découvrir ou à redécouvrir sur youtube et sur son site kenbogard.fr

Sous les curieux pseudos de « Pomf » et « Thud » se cachent en réalité les plus connus (sinon les seuls) commentateurs de Starcraft II français. Co-présentateurs du tournoi amateur/pro Ironsquid (avec les commentateurs britanniques Apollo et TotalBiscuit) qui s’est terminé en mai 2012 au Grand Rex (quand même !), le duo a monté la boîte Alt Tab Production. Au programme de leurs vidéos ? Des « blopppp blooopppp » en introduction (dans les dernières vidéos notamment), des « c’est le gégééééééééééééé » et des « Cannnnnaaaaalll de Nyyyyyyddddduuuusssss !!! » qui ponctuent des commentaires sur la stratégie des joueurs, leurs performances… le tout dans la bonne humeur et avec une bonne dose d’humour !! A voir également (ou à revoir) sur youtube.

Catégories :Brèves, Jeux vidéos

Expendables 2 : Unité spéciale[ment entraînée pour tuer]

5 septembre 2012 Laisser un commentaire

Expendables 2 : Unité spéciale est un film d’action américain, réalisé par Simon West (avec l’aide de Sylvester Stallone pour le scénario), qui est sorti en août 2012. Il s’agit de la suite d’Expendables : Unité spéciale (sorti en 2010), qui avait alors été réalisé par Sylvester Stallone lui-même.

Comme le film précédent, Expendables 2 est gorgé de testostérone. J’en veux pour preuve le casting, déjà impressionnant dans le 1, mais dont la liste cette fois-ci est rallongée des quelques grandes têtes brûlées hollywoodiennes qui n’avaient pas été conviées à la fête en 2010. On retrouve ainsi pêle-mêle Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li (qui ne fait toutefois qu’une brève apparition), Dolph Lundgren, Bruce Willis, Arnord Schwarzenegger, Terry Crews, Randy Couture, Liam Hemsworth, Jean-Claude Van Damme ou bien encore Chuck Norris.

Sur le scénario, rien d’extravagant : Chapelle (Bruce Willis) demande à Barney Ross (Sylvester Stallone) de récupérer le contenu d’un coffre-fort, situé dans un avion qui a été abattu du côté de l’Albanie. Il lui assigne une nouvelle recrue : Maggie Chang (jouée par Yu Nan). Naturellement, rien ne va se passer comme prévu et l’équipe va tomber sur un os, en la personne du terroriste joué par Jean-Claude Van Damme. S’en suit une succession presque ininterrompue de combats et de fusillades, pendant près d’1h40, où l’équipe de Stallone va tout faire pour stopper le plus américain des karatékas belges (oui, ça existe !).

Sur les performances d’acteurs, restons réalistes : Expendables 2 reste un film d’action (au sens strict du terme) fait par des acteurs qui n’ont pas la réputation d’avoir joué dans la finesse pendant leur carrière (à quelques exceptions près). Entre Terminator, John McLane, Rambo, Braddock et Universal soldier, on a le choix ! On notera toutefois qu’il n’y a pas de fausse note au final dans les phases de dialogue et dans la manière de jouer (ce qu’on aurait pu craindre vu la quantité de nanars que l’ensemble de ces acteurs collectionnent). Certains acteurs tirent plutôt bien leur épingle du jeu (Chuck Norris a un jeu relativement sobre par exemple ; Van Damme, qui n’est pas un spécialiste des dialogues shakespeariens, impressionne agréablement). Certes, on pourrait dire : « oui mais ils ne parlent pas et c’est justement pour ça que ça marche ». Ce n’est pas totalement faux. Néanmoins, quand on regarde Jean-Claude Van Damme par exemple, son « acting » (comme il se plairait à le dire), ses dialogues… on s’aperçoit que le résultat est globalement bon (on ne tombe pas dans le dialogue sur-joué et les combats artificiels de certains de ses films). Il est convaincant (et ça fait plaisir)

Naturellement, on retrouve une bonne dose d’humour, qui était déjà présente dans le 1, mais qui est ici décuplé : à coup de petits clins d’œil à la carrière ou à la réputation de tel ou tel acteur (Le « Je reviendrai » de Schwarzi, le « Yipikay » de Willis, les références à Rambo, la blague sur Chuck Norris raconté par… Chuck Norris lui-même !), le film surfe sur les clichés sans trop tomber dans la facilité. Les contours sont simples mais efficaces (Gros bémol toutefois pour le nom du personnage de JCVD, « Vilain », qui, pour le coup, est de trop… « Oui, j’incarne le méchant, donc je m’appelle Méchant »… on peut regretter qu’il n’y ait pas eu plus d’imagination dans l’esprit des scénaristes… enfin bon, quand le personnage principal s’appelle Barney, il ne faut pas non plus demander la lune :p  )

Expendables 2 est donc, à l’image du 1, un film qu’il faut aller voir pour ce qu’il est : un film de pure action où les ennemis tombent par brouette de 25 à la manière d’un Metal Slug. Pour celles et ceux qui aiment ce genre de film, c’est un bon moment à passer (Vous pouvez y aller tranquillement et raccrocher votre cerveau 😀  ) !

Catégories :Cinéma

[Brèves]Trailer de MGS Ground Zeroes

5 septembre 2012 1 commentaire

Hideo Kojima, le père de la saga Metal Gear, vient de dévoiler le tout dernier opus de son péplum militaro-futuriste : Metal Gear Solid Ground Zeroes (disponible sur youtube)

Pour les fins connaisseurs de la série, on y retrouve Big Boss (le bandeau sur l’oeil le laisse penser en tout cas), dans ce qui est probablement une suite de Metal Gear Solid : Snake eater.

L’action se passe dans un camp de prisonniers (et à proximité de celui-ci). On nous montre un enfant prisonnier (le début des « enfants terribles » ?) et on suit les pas de ce qui semble être « l’homme charismatique » du jeu, le boss que l’on devra affronter.

Les conversations vont bon train sur le net au sujet de cet individu au visage brûlé, à mi-chemin entre un Ghost Rider et un Lee Van Cleef (pour le chapeau et le pardessus) : le retour de Volgin ? la vengeance de The Fury ?

Il semblerait que ce soit le retour d’un ennemi rencontré dans un opus sur PSP.

A vous de juger !

Catégories :Brèves, Jeux vidéos